Le Conseil rejette le langage de la documentation de base des propositions sur le Moyen-Orient

Le Conseil général de l’Église Unie du Canada a rejeté le style rédactionnel de la documentation de base de trois propositions sur le conflit israélo-palestinien qui lui sont présentées.

Regroupés en commission – il y en a trois qui se partagent chacune une partie des dossiers à traiter par le Conseil - les délégués-es ont adopté une proposition déclarant que le 40e Conseil général : « rejette et regrette le langage utilisé dans la documentation de base fournie » avec les propositions, considéré comme « provocateur, déséquilibré et blessant. »

La documentation de base a suscité un vent de critiques et d’attention médiatique qui portaient davantage sur certains commentaires du texte d’accompagnement que sur les propositions elles-mêmes.

Invité officiel au Conseil général, le rabbin Reuven Bulka d’Ottawa a demandé au Conseil de « tout mettre sur les tablettes! » en disant que ces propositions « sont le résultat de commentaires haineux. »

Le rabbin Bulka, ancien co-président du Congrès juif canadien, a déclaré : « Nous avons été blessés par l’antisémitisme flagrant et manifeste de la documentation de base… C’est tout simplement délirant de qualifier Israël d’État d’apartheid. »

Le pasteur Doug Varey, membre du personnel outremer en service au Zaïre, a formulé la proposition en déclarant que la documentation de base « était déconcertante », comme si elle provenait « d’une harangue publique improvisée. »

La commission a consacré deux heures de réflexion, de discussion et de débat à cette délicate question.

Aucune autre décision n’avait été prise sur les propositions au moment de l’ajournement de la commission à l’heure du souper. La commission reprendra le débat de cette question le 13 août.